Mon Bösendorfer Impérial

-- Instrument disponible à la location --

de l'original à la version modifiée

Le Bosendorfer Impérial est l'un des plus impressionnants pianos au monde, de part sa taille, mais aussi par sa construction et ses capacités musicales...

 

Longueur : 290cm

Largeur : 169cm

Poids : 627Kg

Année : 1989

Clavier : recouvert d'ivoire

Nombre de touches : 97 (8 octaves complètes : Do à Do).

 

L'Impérial est hors normes, et fait figure d'instrument à dimension "orchestrale" par les concertistes, beaucoup de grands pianistes ont joués Bosendorfer des années 60 à nos jours (Paul Badura Skoda, François-René Duchable, Sviatoslav Richter, Gerhard Oppitz, Alfred Brendel, Oscar Peterson (Jazz), Fazil Say, Valentina Lisitsa, etc... la liste est bien longue)....

 

La conception du modèle Impérial est encore réalisée dans les traditions des pianos Viennois (on pourrait même se prendre à entendre les sonorités d'un Walter ou d'un Graf en jouant dessus). Une grande partie de la structure et de la caisse sont conçues en épicéa (comme la table d'harmonie), ce qui est unique (ou presque) de nos jours.... Cette vision conceptuelle permet à l'instrument de rayonner de toute son âme.

Cet instrument a tout de même une petite histoire, ce n'est pas par nombrilisme, folie des grandeurs ou chauvinisme que Bösendorfer a conçu cet impressionnante bestiole, mais bel et bien sur une suggestion/commande du grand virtuose pianiste/transcripteur Ferruccio Busoni réputé pour ses transcriptions d'orgue de Bach principalement. Il souhaitait avoir plus de 88 touches et atteindre le dernier "Do" du pédalier de l'orgue et l'effet orchestral de ce dernier...

Un instrument de concert doit murir, cet instrument n'y coupe pas : l'Impérial a longtemps cherché sa voie, mais depuis une toute petite trentaine d'année, il commence à trouver un équilibre et une homogénéité très intéressante grâce à beaucoup d'améliorations réalisés sur mon modèle, ce qui lui donne un intérêt très important pour tout type de musique, de Bach à nos jours, mais inégalable pour Schubert, Liszt, Brahms, Schoenberg et... évidemment Busoni !

 

 

Mais voila...

 

 

Aussi impressionnant soit-il, aussi personifié soit-il... je suis un éternel insatisfait !

 

 

Le Bösendorfer Impérial est un instrument absolument incroyable, mais à instrument incroyable, il y a problèmes bien souvent incroyables :

- Basses trop puissantes, cartonneuses et difficiles à étouffer.

- Aigus pauvres et peu puissants,

- mécanique difficile à contrôler et épuisante à partir de la nuance Fortissimo.

 

Il a donc fallut modifier en profondeur l'instrument pour lui gommer petit à petit ses tares congénitales.

 

PREMIÈRE SÉRIE DE MODIFICATIONS :

 

 

Nous voila devant l'instrument en état d'origine, comme à l'acoutumée lors d'une restauration de piano ancien ou moins ancien, j'annalyse l'instrument, mais dans le cas du Bösendorfer Impérial, hors de question de restpecter l'original et garder les dizaines de défauts congénitaux de la bête !

Il a donc fallut faire appel à quelques spécialistes des pianos de concert et de la métallurgie des cordes, des matériaux divers que constituts l'instrument pour optimiser au maximum le géant aux pieds d'argile.

 

I) LES BASSES

 

Les basses de l'Impérial sont incroyablement puissantes grâce à la surface de table d'harmonie restant la plus importante de tous les pianos existants, à la tension gigantesque des cordes et à son corps vibrant, mais revers de la médaille beaucoup trop tendues pour donner un son profond et surtout ne plus casser de cordes au bout de quelques années....

En effet, les cordes basses de l'Impérial sont hyper tendues, à l'état neuf déjà plus qu'au maximum de leur capacité (il arrive même qu'à l'usine des cordes cassent à la première mise en tension) : il est très courant de casser des cordes sur un Impérial récent... >> IL FALLAIT CHANGER CELA...

Le calcul du plan de cordes basses a été totalement revu et amélioré pour que la profondeur règne et que les cordes ne cassent plus !

Normalement les cordes basses d'un piano sont filées de cuivre.... Sur mon Bösendorfer Impérial, un matériau déjà usité fin dix-neuvième par Bösendorfer eux-mêmes : le fer doux ! Le fer doux donne énormément de netteté dans l'attaque et la vibration ! Toutes les cordes de ce piano ont étés fabriquées par Stephen Paulello et recouvertes de nickel pour que jamais ne rouillent et surtout renforce la fondamentale.

 

2) LES AIGUS

 

Les aigus du Bösendorfer Impérial sont peu puissants et très pauvres en couleurs. Alors que le reste de l'instrument est une merveille de richesse, de couleurs, de paysages variés très rarement égalés par les pianos modernes actuels, il faut absolument résoudre ce problème pour qu'enfin cet instrument rayonne de la première à la dernière note !

J'ai donc modifié en profondeur l'instrument en lui ajoutant maisonnettes et échelles harmoniques accordées notes à notes à l'avant et à l'arrière du capodastre (unique chez Bösendorfer : visé sur le cadre en fonte). Cela a grandement augmenté les possibilités de couleurs.....

Toutes les cordes de ce piano ont étés fabriquées par Stephen Paulello et recouvertes de nickel pour que jamais ne rouillent et bien entendu renforce la fondamentale.

 

3) LA MECANIQUE

 

Bösendorfer a très longtemps cherché les rapports de mécanique convenables sur son modèle Impérial. L'on qualifie souvent les Bösendorfer de pianos très lourds à jouer, le premier modèle a avoir eut cette tare en moins était l'impérial qui a progressé beaucoup plus vite que tous les autres modèles de la marque car joué par les concertistes qui avaient comme point de repère la célèbre marque de Hambourg " Steinway & Sons" qui à l'époque était la plus performante au niveau de la répétition.

Mon instrument est d'origine léger à jouer, le problème du poids avait été réglé quelques années avant sa construction, mais il restait un problème à régler : le confort et la facilité de jeu que l'on peut trouver sur nos pianos haut de gamme neufs, principalement à partir de la nuance F ou dans la répétition.

Comme à ma connaissance, aucun essai avait été réalisé pour améliorer cela (même pas en usine), j'ai commencer à modifier en profondeur la mécanique et recalculer les rapports de levier pour qu'enfin l'instrument soit plus agréable jouer.

Il y a maintenant 2 ans, j'ai décidé de continuer l'amélioration des aigus, par la modification des manches en bois en hybrides "maison" (mi bois, mi carbone). En effet, le carbone est environ 2 fois plus résistant que le bois et donc moins flexible, l'ajout de cette technologie a permis une amélioration considérable de l'instrument.

 

Après 3 années d'essais divers et variés, je suis convaincu de ce qu'il faut à mon instrument et recalculer de manière importante la mécanique de mon piano en changeant toutes les pièces sauf le clavier.

Les chevalets de mécanique d'origine ont quelques années de vie et se veulent moins performants que les dernières générations : en juin 2015 est montée une nouvelle génération de chevalets de mécanique dessinés par Stephen Paulello, des manches de marteaux de la firme WNG en ABS+Carbone avec de nouveaux marteaux Abel finis à façon par moi-même.

 

© 2007-2019 Benjamin RENOUX

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