Facteur de pianofortes historiques et technicien du piano. Un travail d'atelier centré sur le son, entre facture ancienne et développement contemporain.

Benjamin Renoux n'est pas arrivé à la facture instrumentale par la voie habituelle. Avant l'atelier, il y a eu la comptabilité, puis un pivot vers l'ITEMM du Mans — la formation de technicien piano moderne. C'est là que le travail sur les mécaniques et les sonorités prend corps, et que la direction s'impose d'elle-même : construire des instruments.
Ce détour n'est pas un écart : c'est ce qui structure sa pratique. Un regard technique, une oreille formée, et une liberté vis-à-vis des académismes qui permet d'aborder chaque instrument sans précédent contraignant.
Construction d'instruments historiques selon les modèles viennois du XVIIIe et XIXe siècle, en particulier Anton Walter. Chaque instrument est conçu pour la pratique musicale professionnelle et pensé pour durer.
Quarante restaurations réalisées sur des instruments du XIXe et début XXe siècle. Le travail vise la restitution du geste d'origine : structure, mécanique, sonorité. Pas de transformation, pas de compromis sur la cohérence historique.
Un projet de fond, mené depuis l'atelier : concevoir un piano de concert contemporain à partir de principes développés dans la pratique de la facture ancienne. En développement.
L'atelier de Guebwiller, acquis il y a une dizaine d'années, est en modernisation permanente. C'est le lieu central de la pratique : fabrication, restauration, mise au point mécanique, expérimentation sonore. Ni musée ni showroom — un endroit où les instruments naissent et où les questions restent ouvertes.
Travailler pour le son.